Lardux Films
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2014 , série , animation

Série de 26 x 2’ en animation 2D
une série de Noémie Marsilly et Carl Roosens
coproduction Lardux Films, Zorobabel

Synopsis

Chaque épisode de deux minutes commence par un court générique.
Premier plan large du lieu où va se tramer l’action, nous découvrons le ou les personnages qui occupent ce lieu et qui sans doute seront victimes et/ou bourreaux de l’insecte.

Le narrateur introduit brièvement la situation.
Nous nous focalisons ensuite sur le moustique qui jusqu’alors était insignifiant, petit rature perdue dans le décor, juste présent par son bzzzzzz parasite.

Zoom dans le décor, le paysage se transforme à l’échelle du moustique. Le moustique entreprend une action, piqure ou autre, souvent qui va lui causer sa perte.

Dézoom, de loin nous assistons à la mort du moustique, le narrateur termine sa déclamation sur un ton triste ou fataliste par la phrase récurrente, « pauvre, pauvre moustique ». Court générique pour terminer.

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Notes d’intention des auteurs

Un moustique voit des choses sidérantes, il se faufile dans des lieux inaccessibles, il tombe amoureux de corps disproportionnés, il assassine des géants, il ne ressemble à rien mais il parasite nos nuits, il nous marque le corps de son passage, il parcourt notre intimité sur ses fragiles pattes, il voit des paysages de peau comme nous n’en verrons jamais ! Il meurt souvent tragiquement, incompris, sans mémoire, juste une trace sur un mur, un livre, une fenêtre ...

Le moustique est un héros incroyable qui meurt à chaque épisode, et un autre revient chaque fois, plus crétin, plus courageux, plus bigleux, plus fou, plus inconscient que le précédent ...

Il est temps de raconter les grandes et les petites histoires du moustique !

Le ton sera donné par Carl Roosens, chanteur, bidouilleur et raconteur d’histoires, qui narrera pour le spectateur les historiettes des insectes. À l’animation, Noémie Marsily, animatrice et illustratrice, adepte du croquis en mouvement, de la nervosité du trait, de la fluidité jetée.

Nous voulons établir un dialogue entre l’image et le narrateur, qu’ils se complètent, jouent ensemble, se cognent, s’amadouent, se frôlent. Qu’ils racontent chacun à leur manière la même histoire, en parallèle, en se rencontrant sans s’alourdir l’un l’autre.

Le moustique est un personnage muet. Graphiquement, son corps est dessiné en quelques traits ornementés de deux boules jaunes qui font office d’yeux. Il ressemble à une « rature », et il contraste avec le décor qui le cerne : des intérieurs concrets, réalistes faits d’assemblages, de collages extraits de revues glanées ci et là. Le moustique est fragile et nerveux dans le trait, il est gauche dans ses mouvements, il vole par à-coup, il n’a rien de gracieux, il est déglingué.

Il peut exprimer une quantité de sentiments traduits dans ces quelques traits qui le composent, comme l’excitation, l’envie, la fatigue, la colère, le sentiment amoureux etc...

Le moustique, à chaque fois, se retrouve dans un contexte, un décor différent, avec le ou les personnages hauts en couleur qui l’habitent.

La plupart du temps, le moustique n’a qu’une ambition, n’est animé que par un seul but : planter son dard dans la peau d’un être vivant et lui pomper son sang, une gourmandise qui très souvent causera sa mort par écrasement. Mais parfois nous assisterons à des actions différentes, où le moustique rassasié peut s’adonner à d’autres intérêts comme la sieste, le secours à d’autres insectes, la toilette, la flânerie...

Un état qu’on retrouvera aussi de temps à autre est ce moment de satiété, où le moustique sera plus engourdi, des moments de grand danger pour l’insecte où ses réflexes seront diminués !
Le personnage du moustique évolue sans trop de cerveau, c’est la voix off qui donne du sens, extrapole la plupart de ses actions, ajoute même une certaine poésie aux déplacements quasi vides de l’insecte.

Chaque épisode se clôture par la mort inéluctable du moustique, donc chaque nouvel épisode raconte la fin d’un nouveau moustique (qui reste le même personnage dans chaque épisode) dans un autre contexte.

Le narrateur

À chaque fois, un narrateur extérieur à l’action, mais présent par la voix en tant que personnage, observe la situation, l’introduit, la commente où réagit à celle-ci souvent avec verve et émotion.
La voix est un personnage essentiel à « moustique », elle tient un rôle proche de celui de l’enfant qui joue tout seul et qui s’invente des histoires, en observant les choses qui l’entourent, les fait entrer en interaction, les anime par la voix !
Le narrateur rend la vie du moustique trépidante, remplie de danger et de poésie.
Il met tout son cœur à conter les deux dernières minutes de la vie d’un moustique, pour que chaque mort soit perçue comme une grande perte pour le monde, chaque mort de moustique mérite toute la gravité qu’il faut !

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Résumé des épisodes pilote réalisé pour Canal+

1. Le cabot
Par un morne après midi, un moustique se balade dans le salon vieillot d’un monsieur et son chien regardant une série policière à la télévision. Après quelques essais de piquage infructueux sur un personnage de l’écran de télévision, le moustique s’approche du vieux et son petit cabot, qui a bien évidemment repéré l’insecte, seul élément perturbateur du marasme général.

2. Le Cœur
Un moustique se retrouve prisonnier dans le corps d’une jeune femme au cours d’une opération chirurgicale. Mais ce n’est pas pour lui déplaire, car il se loge juste sur son cœur, palpitant, qui brasse en continu son liquide préféré.

3. l’haltérophile
Un moustique égaré dans une salle de fitness vit ses derniers instants dans la contemplation de la masse musculaire ruisselante d’un haltérophile.

4. Le petit musée
Un moustique est pris dans la chevelure permanentée d’une petite vieille. Son cuir chevelu est un véritable musée d’histoire naturelle, dont les gardiens ne sont pas tendres avec les visiteurs...

5. Le randonneur
Premier jour de l’été. Tapis dans les sous bois, un moustique assoiffé attend les premiers mollets de randonneur de l’année.

6. Le steak
Tel un aventurier des hautes mers, un moustique se trouve embrigadé dans la chaîne de production d’une barquette de viande, de l’usine à l’assiette, en passant par le supermarché.