Lardux Films
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Auto-fiction documentée expérimentale

2010 , Court Métrage , fiction , éssai

Un moyen métrage auto-fictionné documentaire, 58 minutes, 35mm, 1:66, DolbySR, produit avec le soutien du CNC et de la région Limousin en coproduction avec LES FILMS SAUVAGES

un film de Pierre Merejkowsky

LE FILM
Film annonce MOI AUTOBIOGRAPHIE 16eme VERSION IMG/flv/BA_Moiauto_ProRes_640x360_310311.flv

Pierre est un révolté qui a pour arme le discours.

Ses films qui sont le support de ce discours ne font qu’un avec lui-même. Ce sont ses films qu’il oppose à l’absurdité du monde. Faire des films est pour lui une question de survie à cette absurdité.

C’est créer un cadre dans lequel peuvent enfin s’épanouir les communautés de base, l’utopie originelle, les rencontres. Un cadre dans lequel la vie est exacerbée, un espace de risque autant que de liberté. C’est sa manière de rencontrer le monde et de l’impliquer dans sa révolte et ses utopies.

Le cinéma de Pierre c’est du cinéma vivant. Du cinéma en acte.

Ce film est un documentaire de Pierre sur Pierre en train de faire son film, en prise directe avec la réalité qui grâce à son dispositif se met à nu.

C’est ce rapport très particulier au réel, ce processus de dynamitage de la réalité où l’autodérision est omniprésente, qui nous passionne chez cet auteur.

Nous suivons le travail de Pierre depuis plusieurs années. De Eric P à l’Aube, des Hommes prophétiques à Moi autobiographie, nous sommes chaque fois touchés par l’énergie et l’intelligence de son écriture, par la passion qui l’anime et par la part importante de dérision et de malice qui accompagne le tout.

Au fil de ses films dans lesquels il met en scène son propre personnage de militant, Pierre est devenu un personnage à part entière. Pour la première fois, Pierre met en scène ce personnage, lui donnant toute sa place et à travers lui, Pierre questionne le cadre de la normalité, le cadre du cinéma, le cadre du rapport amoureux, le cadre de l’efficacité militante et donc du fonctionnement du monde, de la société et de sa représentation démocratique et affective.

Pierre réalise des films pour un public d’aficionados de plus en plus nombreux. Il atteint aujourd’hui à un début de reconnaissance publique et professionnelle.

Nous sommes persuadés que Pierre, par ses films travaillant inlassablement les mêmes thèmes, par sa démarche créative très particulière tant au niveau de la réalisation des films que de leurs diffusions, par l’acte poétique que représente l’ensemble, est en train de constituer une œuvre. Nous pensons que Moi autobiographie est une pièce maîtresse pour cette œuvre. Nous désirons y contribuer en accompagnant Pierre dans sa démarche, en mettant notre savoir faire à son service.

Comme Pierre nous croyons que faire des films c’est créer des « communautés de base », c’est faire émerger un territoire utopique commun, une mise en communauté des rêves.

Nous croyons que les films de Pierre sont un espace de liberté dans l’espace du cinéma français.
Les Producteurs
Jo Béranger
Marc Boyer
Christian Pfohl

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De même qu’il existe des commissariats de proximité, des juges de proximité, des avocats de proximité, des garages de proximité, des commerces de proximité, des banques de proximité, une armée de proximité, je pense qu’il est nécessaire de créer une télévision de proximité.
La réunion sera l’émission.
Et l’émission sera la réunion.
Et comme thème de la première réunion, je propose de réfléchir en commun et de répondre collectivement à ces questions :
Qu’une ce qu’un programme ?
Qu’est ce qu’une grille ?
Qu’est-ce qu’une chaîne ?
Qu’est ce qu’un commanditaire ?
Qu’est ce qu’un individu isolé ?
Qu’est ce qu’un journaliste ?
Qu’est ce qu’un militant associatif ?
Qu’est ce qu’un auteur ?
Qu’est ce qu’un Spectateur ?

AVANT PROPOS


Contrairement à la règle non écrite de l’auto-fiction, l’auteur de Moi Autobiographie 15e version n’a pas été la victime d’un inceste familial ou collectif, il n’a effectué (à cette date) aucun séjour en centre de détention, il n’a pas fréquenté un camp de naturiste peuplé de professeurs soixante-huitards et n’a jamais exprimé le désir de retrouver des racines familiales dans un des pays fraîchement libérés du joug soviétique.
Je joue dans mes films depuis vingt-cinq ans. Ce sont des films dans lesquels j’incarne mon militantisme. Pour ce moyen-métrage, je me propose d’aller au bout de ma démarche en donnant toute sa vie au personnage que je suis devenu. Je jouerai donc un rôle, le mien.
Mes films n’ont jamais été séparés de ma vie.
Ils en sont une extension. Parce que le monde tel qu’il est m’est insupportable, faire des films ou écrire me permet de faire basculer le monde dans un autre monde. Faire des films c’est créer un cadre dans lequel je peux pousser l’autre et moi-même vers autre chose. J’ai toujours à l’esprit d’interpeller le spectacle, c’est-à-dire de mêler l’imaginaire au réel sans qu’il soit possible de le discerner afin de proposer un nouveau monde tout de suite, donc une utopie.
Mon personnage épouse mes thèses, mais il me permet d’en rire. Mon personnage prête à rire, son physique, sa maladresse, son bégaiement mais aussi son opiniâtreté, ses contradictions, sa surenchère permanente. L’humour est la toile de fond du film.
Mon personnage est contre tout, y compris lui-même, mais il est aussi porteur d’une utopie et portée par elle.
Malgré les difficultés du quotidien, la difficulté d’être cohérent,
l’utopie reste belle.

Note(s) de l’Auteur


Le Grand Soir a débouché sur un grand bond en arrière.
Les héros de la rébellion et les artistes “engagés” sont désormais à l’écoute du citoyen. Moi autobiographie 14ème version et sa prise de parole individuelle désobéit à cette nouvelle esthétique.
Dans « moi autobiographie », rien d’extraordinaire n’est accompli, ni exploit, ni emprisonnement, ni réussite, ni échec.
Le film c’est le quotidien d’un personnage.
Le spectacle en tant que spectacle n’est plus fondé sur la fiction et donc sur l’émotion, mais sur un quotidien : le quotidien d’un oisif bavard et agité. Cette oisiveté revendiquée et assumée se heurte au monde, à son efficacité.
Le personnage ne parvenant plus à discerner son quotidien de sa propre mise en scène s’enfonce dans la culpabilisation. Cette ligne politique qui varie au gré des événements, au gré des rencontres, n’est peut-être qu’un prétexte, un simple rapport de séduction destinée à s’attirer les faveurs des femmes, des producteurs et des divers responsables du mouvement alternatif.
Comme si en quelque sorte, tout discours politique ne serait destiné qu’à suppléer l’impossibilité de la rencontre, de l’amour, de la vie toute simple.
Le personnage est conscient qu’il fait du cinéma, qu’il n’est pas un révolutionnaire, que le cinéma n’est que spectacle et il sait qu’on peut se demander si son but n’est pas uniquement de faire parler de lui bien qu’il prétende qu’il n’existe pas.
Mon personnage - et donc à travers mon personnage tout individu - tente de définir son propre cadre de vie, son hymne à la liberté au sein d’une collectivité ou d’une structure intime et amoureuse.
La contradiction personnelle se nourrit de la contradiction générale. Il s’agit en fait d’opposer une absurdité personnelle à une absurdité générale.
Je ne fais pas mon cinéma.
Je suis mon cinéma.
Mon ‘je’ devient collectif.
Je suis mon propre porte-parole
Je suis un groupe. Autonome.


Mise en scène


Le paradoxe de ce film est de se vouloir une autobiographie mais d’être traité avec plusieurs degrés de lecture : parfois comme une fiction, parfois comme un documentaire ou mieux encore comme un happening.
Pourtant la part de fiction sera souvent plus en adéquation avec ma vie intime alors que la part de documentaire ne sera pas toujours le reflet de ma réalité.
Certaines séquences du film seront de la fiction pure et seront jouées par des comédiens connus du public.
Certaines séquences du film seront au contraire créées dans un dispositif de documentaire, de happening.
D’autres encore mélangeront les deux dispositifs.


Sur le tournage


Le film est tourné majoritairement en Super 16 mais d’autres supports sont utilisés, comme une palette : couleur, noir & blanc, vidéo, super 8, archives, pour une scène, un climat, un moment du film, donnant une impression de diversité propre à l’autobiographie ainsi qu’à l’humeur du personnage.
Il y a un mouvement, une circulation constante entre l’autobiographie et l’imaginaire, entre les évènements réels et les scènes inventées, et ainsi les situations oscillent entre onirisme et trivialité.


Sur l’interprétation


Du point de vue de l’interprétation, une grande simplicité est de mise, costumes, maquillage, sont réduits au minimum par désir de réalisme.
Dans certaines scènes, la femme triste, l’ANPE, le tribunal, le voisin, seront demandées la collaboration de comédiens connus du public, renforçant ainsi la notion de fiction, d’insincérité du personnage.

Pierre MEREJKOWSKY

A voir les autres films de Pierre avec Lardux Films :
A PROPOS D’ERIC P en 2001
INSURRECTION / RESURRECTION en coprod avec Les Films Sauvages
L’AUBE en 2007
et le projet MEREJ PRESIDENT en cours de production

DVD

Le film est disponible en 35mm, et vidéo en s’adressant a Lardux Films au 01 48 59 41 88.

Nous aimons le programmer avec en complément de programme le film L’AUBE ou A PROPOS D’ERIC P de Pierre Merejkowsky, pour une séance complète d’environ 1 heure 1/4.