Lardux Films
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2009 , Court Métrage , documentaire

50 minutes, Vidéo Numérique 16/9eme

un film de Gilles Delmas

une coproduction Lardux Films - Tvm/Cinéplume avec le soutien du CNC

LE FILM
Les Ailes Brisées IMG/flv/Ailes_Brisees_16-9.flv

Dans « Les Ailes Brisées » l’auteur aborde le sens profond de la création et la relie à son sens visuel. Après Zero Degré l’infini un deuxième film sur la création de Sidi Larbi Cherkaoui.

Gilles Delmas par son approche de photographe plasticien met en œuvre une écriture cinématographique documentaire à la fois esthétisante et expérimentale tout en étant accessible à un large public.

C’est un cinéaste, photographe et poète avec qui nous travaillons depuis une douzaine d’années en produisant des films sur la danse avec une vision expérimentale et graphique. Comme les films « Les 6 saisons », « Living Chiaying », « Les Ailes Brisées », « Zéro degré l’infini ». Nous avons travaillé conjointement sur plusieurs productions pour différents ballets, notamment les Ballets de Monte Carlo, l’opéra de Lyon, Toneelhuis à Anvers, l’opéra de Florence…

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Ce film documentaire nous fait découvrir l’origine du processus créatif entre trois danseurs de renommée internationale, Sidi Larbi Cherkaoui, Yasuyuki Shuto, et Dimitri Jourde, et un groupe de polyphonies corses « A Filetta », leur contact, leur envie de créer ensemble un spectacle intitulé « Apocrifu », pour le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles.

« Apocrifu » est une introspection de l’art, de la chorégraphie, des corps, des polyphonies corses, des hommes, et de la religion, et de la poésie.

SYNOPSIS

À Anvers, lieu de création du spectacle « Apocrifu » pour le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, les trois danseurs Sidi Larbi Cherkaoui, Yasuyuki shuto et Dimitri Jourde collaborent dans un mélange de codes et de langages, marqué par la différence de leur style et de leur formation, circassienne, classique, ou contemporaine ; autant d’écoles que de nationalités, magnifiquement sculptés par les polyphonies corses de A Filetta., qui les accompagnent dans cette expérience.

Le documentaire sur « Apocrifu » se déroule comme un fil, une continuité de passages, de ponts, de parallèles à une histoire des religions, et à nos histoires dont chaque individu est culturellement fait.
Chaque interprétation nous envoie à un autre mouvement, chaque réponse à une autre question, chaque homme à un autre homme,

Le regard tissé sur la religion est sombre, mais ouvre la voie de la mixité, de l’échange et, de cette « origine », il dénonce les artifices des religions, de leurs règles, et le respect du droit humain.

Les danseurs sont devenus messagers d’un langage international et brillent comme l’étoile du poète, ils nous interpellent passant de l’esthétique à la réflexion. Donc à l’émotion.

NOTE D’INTENTION

La création se fait à Anvers dans un studio du théâtre Toneelhuis, pour une première au Théatre de la Monnaie à Bruxelles. La création est située dans cette ville d’échange, dont la population mixte et bigarrée fait la crainte de partis d’extrême droite. Il s’agit de situer le théâtre comme lieu clos, où la notion de territorialité n’existe plus. C’est ici, suite au récital de « la Muette » de Portici, en 1830 au théâtre de la monnaie ;qu’ont démarré les émeutes ayant pour conséquences la partition de la Belgique.
Le théâtre devient ainsi un lieu politique où les énergies se rassemblent, se transcendent.

Le traitement narratif de la pièce est centré sur les textes apocryphes qui par leur découverte tardive ont été reconnus par le christianisme comme des écrits qui émanent de la main de l’homme, et donc ne sont pas comme les textes de l’œuvre du saint –esprit. Ils ont été rejetés, repris en partie par le coran qui lui est à son tour rejeté comme un texte qui ne provient pas de la sainteté…

Donc les corps sont inscrits dans une hystérie, qui décrit au plus près une empreinte d’une frénésie au plus proche d’un fanatisme. L’écriture de cette danse est en lien direct avec les apocryphes et puise son essence dans leur « origine ».

Les polyphonies corses sont l’affirmation d’une identité culturelle.
Par leurs traits tirés, lors de leurs chants, ils marquent de par leurs expressions la dramaturgie et le pathos de la religion.

La force des polyphonies corses a capella appuient la dramaturgie dans la théâtralité, ils donnent par la voix une dimension, une force qui correspond au plus juste à celle des corps.

Dans un rapport immédiat, il est intéressant que le public puisse avoir accès à des images qui montrent l’origine du processus créatif, et une ouverture qui véhicule des idées profondes sans tomber dans un fanatisme traditionnel.

D’un point de vue sociologique, il est intéressant de montrer que des chanteurs transcendent leurs origines vers un langage commun.
Transmettre, s’engager dans un processus, se placer comme un véritable « trait d’union » entre la tradition et le monde contemporain.

Ce travail s’impose dans le paysage dans lequel nous vivons, il introduit artistiquement et socialement le fait que l’identité n’est pas propre à un territoire.
Le corps devient une patrie, une écriture à part entière.

Aujourd’hui encore dans la création contemporaine, la danse est un art qui véhicule ses idées d’une manière ancestrale, transmet la tradition par l’acte de montrer. La transmission ou l’origine de la création est finalement la même par ces outils : les corps.

Le corps humain est devenu aujourd’hui un matériel de guerre principalement dans l’islam, où ce matériau est devenu par la force des choses une bombe humaine.
Tant le corps qui souffre a besoin d’espace pour exister.
De cette réalité, le documentaire se veut le témoin d’une errance, marqué par une tension toujours présente qui alimente un processus créatif, puisé dans une énergie de violence et de confrontation.

Sidi Larbi Cherkaoui, Yasuyuki Shuto et Dimitri Jourde veulent montrer autre chose, plus de remise en question, plus de liberté, et, pour eux ce théâtre est devenu cet espace de partage.

J’ai la volonté de mettre en avant l’image, l’esprit de l’artiste….
Dans un questionnement personnel, le rapport à l’autre…

Construire dans un dispositif qui propose « aux acteurs » la liberté et l’espace de penser, de s’exprimer, de bouger, de créer au plus près d’une réalité.

Un film où le spectateur doit faire un mouvement d’empathie, pour comprendre un film d’artiste sur des artistes, qui se cherche dans un rapport assez loin d’un traitement narratif trop construit.

Je souhaite par la réalisation de ce documentaire souligner les différents thèmes traités par :

- Les écrits du saint-esprit et la réalité actuelle des religions.
- La mise en scène des images dites « documentaire ».
- Les parallèles entre la poésie et la danse.
- Le discours intellectuel dans la danse contemporaine.
- La positivité et la négativité de la religion traitée par le corps des artistes.
- Le rapport entre l’errance dans la nuit, la ville et les corps en mouvement, en sueur.
- La dramaturgie des polyphonies corses face à la souffrance des corps.
- La nature des corps, face à la solitude dans une recherche artistique.
- L’autre comme interprète de soi
- Les oppositions techniques entre la verticalité de la danse classique, et l’horizontalité (travail au sol) de la danse contemporaine.
- La condition de création face à l’accélération du temps, aller toujours plus vite, plus loin, avec les moments d’incertitude.
Gilles Delmas
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Sur le spectacle APOCRIFU et Sidi Larbi Cherkaoui


Pour ses débuts à la Monnaie, le chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui propose une nouvelle création pour trois danseurs et l’ensemble vocal A Filetta. Figure majeure de la danse contemporaine, Sidi Larbi Cherkaoui a longuement travaillé au sein des Ballets C. de la B. Alain Platel l’engagea en 1997 dans le spectacle Iets op Bach. Rien de Rien, sa première chorégraphie au sein des Ballets C. de la B., fit une tournée à travers toute l’Europe en 2000. Pour cette pièce, Cherkaoui collabora avec le danseur et chanteur Damien Jalet qui lui fit découvrir les chants populaires italiens. Jalet aura une importante influence sur ses spectacles ultérieurs. En 2002, la pièce valut à Sidi Larbi Cherkaoui le Prix Nijinski du « chorégraphe émergent » à Monte-Carlo. En juillet 2002, dans le cadre du programme « Le Vif du Sujet » au Festival d’Avignon, il dansa le solo It conçu par Wim Vandekeybus. En automne 2002, il créa, en collaboration avec Damien Jalet et plusieurs danseurs de la compagnie de Sasha Waltz, d’avant pour la Schaubühne am Lehniner Platz de Berlin. Ce spectacle associait des chants médiévaux du XIIIe siècle à la danse contemporaine. En mars 2003, il continua cette exploration dans Foi, une pièce sur la puissance de la foi accompagnée par des airs traditionnels italiens du XIVe siècle. En juillet 2004, à la demande du Festival d’Avignon, Sidi Larbi Cherkaoui créa un nouveau projet avec Les Ballets C. de la B., intitulé Tempus Fugit. En décembre 2004, il proposa In Memoriam pour Les Ballets de Monte-Carlo, occasion d’une première collaboration avec l’ensemble de polyphonie corse A Filetta. Pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève, il créa Loin en avril 2005 et, pour le Cullberg Ballet de Stockholm, End en août 2006.

A découvrir un autre film documentaire de Gilles sur Sidi Larbi Cherkaoui : Zero Degré l’infini et en co réalisation avec Sidi Larbi Cherkaoui une installation vidéo monumentale LA ZONMAI

DVD

Le film existe en Version Originale Sous Titrée Français et en Version Sous Titrée Anglais.